L’élaboration de Plan de Déplacements Urbains s’inscrit dans un cadre législatif. En effet, les lois référentes en la matière sont :
C’est avec la loi d’Orientation des Transports Intérieurs (LOTI) qu’apparaît le concept de Plan de Déplacements Urbains. Elle affirme le droit aux transports pour tous et la liberté dans le choix des modes de déplacement. Elle donne comme enjeu principal de définir « les principes généraux de l’organisation des transports, de la circulation et du stationnement » pour permettre « une utilisation plus rationnelle de la voiture et assurer la bonne insertion des piétons, des véhicules à deux roues et des transports en commun » (article 28).
Elle complète la LOTI en rendant obligatoire l’élaboration d’un PDU pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants.
"Le Plan de Déplacements Urbains définit les principes de l'organisation des transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement, dans le Périmètre des Transports Urbains (…)
Il vise à assurer un équilibre durable entre les besoins en matière de mobilité et de facilité d'accès, d'une part, et la protection de l'environnement et de la santé, d'autre part. Il a comme objectif un usage coordonné de tous les modes de déplacements, notamment par une affectation appropriée de la voirie, ainsi que la promotion des modes les moins polluants et les moins consommateurs d'énergie. » (article 14)."
La loi SRU a renforcé l'outil PDU dans ses principes. Elle place comme objectif premier la sécurité de tous les déplacements par un partage équilibré de la voirie. Elle instaure la mise en place d’un observatoire des accidents impliquant au moins un piéton ou un cycliste. Elle intègre la mise en cohérence des politiques d'urbanisme et de déplacements et la notion de développement durable. Enfin, elle vient renfoncer les dispositions prises en matière d’organisation du stationnement, de la livraison des marchandises, des plans de mobilité et de la mise en place d’une tarification et d’une billettique intégrées.
Ces décrets sont relatifs à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement rendant ainsi obligatoire l’élaboration d’un rapport environnemental préalable à leur adoption et notamment des plans de déplacements urbains.
La loi introduit dans son article 45 la prise en compte de tous les types de handicaps, la volonté de traiter l'intégralité de la chaîne de déplacements en rendant obligatoire l'accessibilité complète des services de transport collectif. Ces nouvelles obligations sont appelées à bénéficier à tous les usagers, y compris les personnes âgées, les enfants et plus généralement toutes les personnes gênées à titre temporaire ou permanent dans leurs déplacements. Elles participent ainsi à l’amélioration du confort général de la population dans son ensemble.
Elles sont fixées par le législateur dès 1983, dans l'article 28-1 de la LOTI, modifiée par la loi LAURE dans son article 14, modifiée par la loi SRU dans son article 96.
Ainsi les Plans de Déplacements Urbains portent sur 8 orientations :
Comme pour les autres documents de programmation à portée réglementaire, la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis a engagé un processus d'élaboration qui laisse une large place à la concertation.
Au 1er janvier 2002, 16 communes ont fait le choix de se regrouper en une entité unique « la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis ». Elles ont souhaité mutualiser certaines de leurs compétences dans un souci de cohérence des territoires, de pertinence, d’économie d’échelle.
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